Mes interventions - auditions

La commission de la Défense nationale a auditionné le président du GIFAS en juillet 2017 afin d’entendre sa présentation des activités de Défense de ses membres ainsi que son point de vue d’industriel sur les différents programmes lancés par l’Armée de l’Air.

Le Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales est une fédération professionnelle qui regroupe 382 sociétés – depuis les grands maîtres d’œuvre et systémiers jusqu’aux PME – spécialisées dans l’étude, le développement, la réalisation, la commercialisation et la maintenance de tous programmes et matériels aéronautiques et spatiaux.

Son domaine recouvre les avions et les hélicoptères civils et militaires, les moteurs, les missiles et armement, les drones, les satellites et les lanceurs spatiaux, les grands systèmes aéronautiques, de défense et de sécurité, les équipements, les sous-ensembles et les logiciels associés.

L’activité des membres du GIFAS couvre l’intégralité des programmes de la mission Défense. Il regroupe une grande partie des entreprises qui forment l’écosystème de l’industrie de défense française.

Lors de cette audition j’ai eu l’occasion de mettre en avant la question de la vétusté du matériel des bases aériennes. Les Mirages 2000-5 de la Base Aérienne 116 de Luxeuil-les-Bains, ainsi que de nombreuses autres bases, sont vieillissants.  La loi de programmation militaire 2014-2019 établissait qu'un avion serait livré en 2017 ainsi que trois en 2018. Cette programmation doit être respectée.

Voici la réponse du président du GIFAS :

" Sur le Rafale, l’export d’abord : 84 Rafales en commande entre l’Égypte, le Qatar et surtout l’Inde (36 avions). Il y a d’autres prospects en cours, je ne peux pas vous les commenter mais il y a un pays sur lequel je peux insister, c’est l’Inde. Vous savez, l’Inde a un grand besoin. Il était prévu à l’origine 126 avions avec même des options allant au-delà de 126. Le Premier ministre indien a décidé de commencer par 36. Je pense que c’est une première étape, il y aura donc normalement d’autres étapes en Inde pour le Rafale dans les mois ou années à venir. Il y a d’autres pays ; on a beaucoup parlé de la Malaisie, qui va rentrer dans des élections donc il faut attendre que les élections passent. C’est à dire que l’influence du fait que l’on a vu le Rafale en opération – ce qui est fondamental – aux mains de nos forces armées ; la réussite de l’exportation en Inde qui n’est pas simplement la réussite politique comme on a vu principalement en Égypte, c’est une réussite réellement sur le long terme. N’oubliez pas que l’Inde utilise des avions français depuis 1953. Ceci nous projette pour une période d’au moins 50 ou 60 ans avec les Indiens sur le Rafale. Le Rafale va avoir une longue vie avec l’Inde et il y aura d’autres contrats à l’exportation.

Pour la France, je me soumets à la Loi de Programmation Militaire (LPM). La LPM votée a été pour l’année 2017 la livraison d’un avion, l’année prochaine il y aura la livraison de 3 avions qui sont le remboursement des 3 avions qu’on avait pris pour faire l’Égypte et après c’est 0 pour 2019 et puis c’est encore 0 en 2020. C’est la volonté de la LPM donc heureusement on a réussi la bataille de l’export pour être capable de faire vivre notre chaîne de production et de réussir l’exportation, ce qui redonne un coup de jeune au Rafale qui est un avion qui a réussi opérationnellement et qui maintenant réussi l’export, ce qui gomme les incertitudes que l’on avait encore en 2012. Il fallait d’abord que cet avion soit mis au main des forces armées et opérationnel sur le terrain. "


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